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Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique
The Use of Ashes
Ice 67 (2004)
08|01|2006 [00:00:00] Rémy Turpault Les Hollandais de The Use Of Ashes ne sont pas des nouveaux venus : le groupe existe depuis environ 25 ans ! Après six albums sortis sous le nom de Mekanik Kommando - un choix surprenant pour une musique à des lieues de la zeuhl ! -, la formation a pris son identité actuelle à la fin des années 80.
La musique du duo peut être qualifiée de psychédélique. Elle met l’accent sur les atmosphères et se base sur des structures volontairement répétitives. Construits autour d’une guitare et d’un chant, les titres doivent autant au folk qu’au Krautrock, représenté par les rythmiques lancinantes et les sonorités électroniques vintage.
La voix monocorde et presque toujours filtrée du chanteur Peter Van Vliet contribue également à l’aspect lancinant du disque, au risque toutefois de vite lasser. Van Vliet est clairement un vocaliste limité, et c’est sans doute la raison pour laquelle il masque sa voix, à l’image de Steven Wilson sur les premiers enregistrements de Porcupine Tree. Ce Ice 67 rappelle d’ailleurs parfois On The Sunday Of Life, dans un registre un peu moins brouillon et lo-fi mais tout aussi minimaliste. L’ombre du Floyd de Syd Barrett plane également sur l’album. Les Hollandais remplacent toutefois le côté déjanté de ces groupes par une touche mélancolique évoquant plutôt un Nick Drake. Le mélange obtenu est très agréable et reposant, même si le duo est qualitativement très loin de ces artistes de référence.
Bien que maîtrisés, le minimalisme et la monotonie de l’œuvre risquent de rebuter nombre d’amateurs de progressif. Si vous ne jurez que par les structures et les arrangements complexes, ce disque vous est donc formellement déconseillé. Certains titres sont d’une extrême simplicité, à l’image de «Rainbird» et de ses quatre accords basiques répétés à l’infini. En revanche, si vous cherchez une musique immédiate et relaxante, Ice 67 est un album tout à fait recommandable.
La musique du duo peut être qualifiée de psychédélique. Elle met l’accent sur les atmosphères et se base sur des structures volontairement répétitives. Construits autour d’une guitare et d’un chant, les titres doivent autant au folk qu’au Krautrock, représenté par les rythmiques lancinantes et les sonorités électroniques vintage.
La voix monocorde et presque toujours filtrée du chanteur Peter Van Vliet contribue également à l’aspect lancinant du disque, au risque toutefois de vite lasser. Van Vliet est clairement un vocaliste limité, et c’est sans doute la raison pour laquelle il masque sa voix, à l’image de Steven Wilson sur les premiers enregistrements de Porcupine Tree. Ce Ice 67 rappelle d’ailleurs parfois On The Sunday Of Life, dans un registre un peu moins brouillon et lo-fi mais tout aussi minimaliste. L’ombre du Floyd de Syd Barrett plane également sur l’album. Les Hollandais remplacent toutefois le côté déjanté de ces groupes par une touche mélancolique évoquant plutôt un Nick Drake. Le mélange obtenu est très agréable et reposant, même si le duo est qualitativement très loin de ces artistes de référence.
Bien que maîtrisés, le minimalisme et la monotonie de l’œuvre risquent de rebuter nombre d’amateurs de progressif. Si vous ne jurez que par les structures et les arrangements complexes, ce disque vous est donc formellement déconseillé. Certains titres sont d’une extrême simplicité, à l’image de «Rainbird» et de ses quatre accords basiques répétés à l’infini. En revanche, si vous cherchez une musique immédiate et relaxante, Ice 67 est un album tout à fait recommandable.
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