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Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique
IQ
Dark Matter (2004)
18|07|2004 [00:00:00] Xavier MéraLe premier album d'IQ est sorti en 1983, comme celui de Marillion. Ce n'est pas leur seul point commun puisque les deux formations partagent aussi leur principale influence musicale, le Genesis de l'ère Gabriel. L’un comme l’autre ont été considérés comme des meneurs de la scène dite "néo-progressive" des années quatre-vingt, caractérisée par le symphonisme hérité des années soixante-dix, dans une version expurgée de ses ornements luxurieux, et avec les abominables sons de batterie et de claviers de la décennie suivante.
Alors que Marillion a ensuite élargi son vocabulaire et changé de direction, IQ a persisté dans cette voie : Dark Matter n'est donc pas très original. Sa "nouveauté" réside seulement dans le fait que des claviers vintage 70’s ont avantageusement remplacé les synthés typés de la décennie suivante. De plus, l'ombre de Genesis semble plus présente que jamais, et pas seulement du fait du son : cet album est purement progressif au sens étroit du terme, c'est-à-dire qu'il répond aux critères formels d'écriture posés dans les années soixante-dix par Genesis, ELP, Yes, etc.
Il serait cependant erroné d'en conclure qu'IQ ne fait pas preuve d'une personnalité propre ou que le côté formaté de leur musique fasse de Dark Matter une compilation de clichés. Au contraire, même si on reste en terrain très familier, on se laisse facilement emmener dans l'univers sombre - mais pas déprimant - de cet album. L'explication ? Ces messieurs savent écrire, et l’album est marqué par un sens de la mélodie évident. "Sacred Ground" et la suite "Harvest of Souls", dont la durée totale couvre les deux tiers du disque, appartiennent aux modèles du genre et justifient à eux seuls l'acquisition de cet album.
IQ développe des idées fortes, et c'est le principal. De plus, le groupe sait les mettre en forme : l'instrumentation est bien équilibrée, chaque intervention soliste sert le morceau et la cohésion est parfaite. Peter Nicholls pose habilement son étrange voix, croisement impossible entre Peter Gabriel et Jon Anderson, sur l'édifice que les instrumentistes ont construit.
Dark Matter est un heureux album à conseiller à tout amateur de rock progressif classique. Son évidence mélodique en fait de plus un disque à privilégier lors d'une crise de prosélytisme musical envers vos amis peu familiers du genre. Si IQ a pu pâtir de sa réputation de groupe "neo-prog", il faut aujourd'hui se rendre à l'évidence : Dark Matter, comme Subterranea (1997), prouve qu'IQ fait aujourd’hui partie des groupes de première classe dans le genre "classic prog".
Alors que Marillion a ensuite élargi son vocabulaire et changé de direction, IQ a persisté dans cette voie : Dark Matter n'est donc pas très original. Sa "nouveauté" réside seulement dans le fait que des claviers vintage 70’s ont avantageusement remplacé les synthés typés de la décennie suivante. De plus, l'ombre de Genesis semble plus présente que jamais, et pas seulement du fait du son : cet album est purement progressif au sens étroit du terme, c'est-à-dire qu'il répond aux critères formels d'écriture posés dans les années soixante-dix par Genesis, ELP, Yes, etc.
Il serait cependant erroné d'en conclure qu'IQ ne fait pas preuve d'une personnalité propre ou que le côté formaté de leur musique fasse de Dark Matter une compilation de clichés. Au contraire, même si on reste en terrain très familier, on se laisse facilement emmener dans l'univers sombre - mais pas déprimant - de cet album. L'explication ? Ces messieurs savent écrire, et l’album est marqué par un sens de la mélodie évident. "Sacred Ground" et la suite "Harvest of Souls", dont la durée totale couvre les deux tiers du disque, appartiennent aux modèles du genre et justifient à eux seuls l'acquisition de cet album.
IQ développe des idées fortes, et c'est le principal. De plus, le groupe sait les mettre en forme : l'instrumentation est bien équilibrée, chaque intervention soliste sert le morceau et la cohésion est parfaite. Peter Nicholls pose habilement son étrange voix, croisement impossible entre Peter Gabriel et Jon Anderson, sur l'édifice que les instrumentistes ont construit.
Dark Matter est un heureux album à conseiller à tout amateur de rock progressif classique. Son évidence mélodique en fait de plus un disque à privilégier lors d'une crise de prosélytisme musical envers vos amis peu familiers du genre. Si IQ a pu pâtir de sa réputation de groupe "neo-prog", il faut aujourd'hui se rendre à l'évidence : Dark Matter, comme Subterranea (1997), prouve qu'IQ fait aujourd’hui partie des groupes de première classe dans le genre "classic prog".
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19|12|2006 [19:30:19] artgalen
une tuerie! en fait j'ai decouvert IQ avec cette album et il faut bien avouer que j'ai été accroché des les premieres notes.
l'empreinte "genesienne" est encore tres presente (comme spock's beard d'ailleurs, un autre de mes chocs musicaux) mais l'ensemble reste un des albums qui tourne le plus sur ma platine.
bref, IQ est vite rentré dans le top 10 de mes groupes fétiches...
19|09|2005 [21:08:19] Nightwalker
Bonsoir mon lapin (pas pu m'empêcher, désolé ;o) ), c'est corrigé ! Quant à la chronique, je la trouve plutôt juste... C'est un album agréable, mais sans grande originalité, ce qui est sans doute dû à son appartenance à un courant du prog ayant une fâcheuse tendance à tourner en rond... Je ne me suis pas fait que des amis là, pas vrai ? ;o)
17|09|2005 [08:05:55] Djul
Cher "Superlapin" (!!),
Je me permets de vous répondre car Xavier a quitté notre rédaction et n'est donc pas à même de vous répondre directement.
Merci pour la remarque sur la faute de frappe, elle sera corrigée! Mais de là à en déduire que la chronique est bâclée, il y a un pas!! Ayant moi aussi jeter une oreille sur cet album, j'aurai tendance à dire que je me retrouve dans cette chronique, sauf que je remplacerai la référence à Genesis avec une visant le néo-prog en général. En tout les cas, à mon sens, ce "Dark Matter" est un "Seventh House" bis, et je pense que j'aurai noté plus durement ce disque. Car au final, cette critique est assez élogieuse. Meritait-elle un jugement aussi inquisitoire vu son contenu?
16|09|2005 [19:39:33] superlapin
Je cite "le côté formaté de leur musique..."
"Dark Matter n'est donc pas très original..."
"l'ombre de Genesis semble plus présente que jamais..."
et "Sacred Ground" !
Tiens, je ne connaissais pas ce titre !
Non, Mr MERA, un peu de sérieux, vous avez à faire à un très gros album de RP actuel. Marbles de Marillion, qui soit dit en passant à peut être modifié son vocabulaire, mais qui n'a absolument jamais retrouvé sa verve et son talent de l'époque Fish, n'est pas aussi construit, riche, sauf peut être le 1er titre, excellent.
Sacred Ground, connais pas. Sacred Sound, oui ! dans les églises, pas sur le sol ! (il peut y avoir 1 faute de frappe, mais pas 2, là ça devient du bâclé.
L'ombre de Génésis, quel génésis ? je vois pas comment vous faites un tel rapprochement.
Un peu de sérieux.
Sans rancune.
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