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Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique
My Sleeping Karma
Tri (2010)
29|07|2010 [00:06:00] Florent SimonAprès quatre ans
d’activité, la sortie de ce troisième album sobrement
intitulé Tri réjouira les fans déjà nombreux de ce quatuor allemand. Le groupe
réitère son rock à rythmiques hypnotiques et psychédéliques et remet
une couche de stoner à la sauce pas vraiment indienne,
contrairement à ce que laissent croire la pochette et les titres aux noms de dieux hindous ou issus du sanskrit, mais juste assez
pour colorer le tout.
Sa musique picturale reprend la structure simple montée / explosion / descente, avec des lignes de basse monocordes et une guitare qui, quand elle n’est pas saturée, sonne vaguement comme un sitar, ce qui n'est pas sans rappeler le post-rock de Tortoise ou de Mogwai, comme les envolées de Pink Floyd, Guru Guru ou, plus flagrant encore, le metal planant de Hawkwind.
Ce disque d'une quarantaine de minutes contient neuf plages, et est basé comme le second album sur une alternance de morceaux longs et de morceaux courts. Ces derniers interludes, qu'ils soient un hybride entre la coda et le prélude (« Parvati », « Rajas »), ou une pause calme et mélodique (« Sattva », « Vishnu »), viennent souligner le caractère puissant et répétitif des plus grosses pièces. Et bien que le dernier titre (« Sarasvati ») s'avère plus consistant et réussi que le reste, on prend un malin plaisir à se remettre ce disque dans les oreilles.
Produit de manière plus compacte que le second album, ce troisième effort au son plus ramassé relègue la basse et les passages d’intensité moindre en arrière-plan. Dur de constater en outre une réelle progression du groupe par rapport à leurs deux premiers opus, même si les musiciens restent fidèles à leurs sonorités et leur univers (autant musical qu’iconographique).
Tri poursuit dans la continuité, sans bavure, ne révolutionne pas la discographie de My Sleeping Karma et encore moins celle du stoner rock. En revanche, l'écoute reste gratifiante, captivante, permet d’accompagner toutes les humeurs et aidera le néophyte à aborder le rock instrumental avec intérêt. De toute manière, un disque qui rend le monde stone n'en est que foncièrement bon ! Namaskar !
Sa musique picturale reprend la structure simple montée / explosion / descente, avec des lignes de basse monocordes et une guitare qui, quand elle n’est pas saturée, sonne vaguement comme un sitar, ce qui n'est pas sans rappeler le post-rock de Tortoise ou de Mogwai, comme les envolées de Pink Floyd, Guru Guru ou, plus flagrant encore, le metal planant de Hawkwind.
Ce disque d'une quarantaine de minutes contient neuf plages, et est basé comme le second album sur une alternance de morceaux longs et de morceaux courts. Ces derniers interludes, qu'ils soient un hybride entre la coda et le prélude (« Parvati », « Rajas »), ou une pause calme et mélodique (« Sattva », « Vishnu »), viennent souligner le caractère puissant et répétitif des plus grosses pièces. Et bien que le dernier titre (« Sarasvati ») s'avère plus consistant et réussi que le reste, on prend un malin plaisir à se remettre ce disque dans les oreilles.
Produit de manière plus compacte que le second album, ce troisième effort au son plus ramassé relègue la basse et les passages d’intensité moindre en arrière-plan. Dur de constater en outre une réelle progression du groupe par rapport à leurs deux premiers opus, même si les musiciens restent fidèles à leurs sonorités et leur univers (autant musical qu’iconographique).
Tri poursuit dans la continuité, sans bavure, ne révolutionne pas la discographie de My Sleeping Karma et encore moins celle du stoner rock. En revanche, l'écoute reste gratifiante, captivante, permet d’accompagner toutes les humeurs et aidera le néophyte à aborder le rock instrumental avec intérêt. De toute manière, un disque qui rend le monde stone n'en est que foncièrement bon ! Namaskar !
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30|07|2010 [18:43:54] fripp
Ils n'ont rien inventé, c'est sûr. Mais cela tient la route plus qu'honorablement!
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