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Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique
Guilt Machine
On This Perfect Day (2009)
31|08|2009 [00:00:00] Antoine Pinaud La culpabilité est un sentiment qui ronge de l'intérieur comme la pire des gangrènes, auquel nul être doué de conscience n'échappe. L'acceptation est nécessaire pour s'en libérer et pouvoir retrouver à nouveau une plénitude mentale. Arjen Lucassen se sentait-il si responsable d'événements passés, pour en arriver à extraire le mal par le biais de ce projet parallèle ? L'un des musiciens les plus prolifiques et qualitatifs actuels, a certainement pensé inéluctable de concevoir un exutoire à son alter-ego Ayreon, notamment depuis le semi-échec avoué de son dernier album 01011001, qui avec le recul, s'est révélé la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Après s'être sorti sans gros dégâts d'une période de torpeur, le grand orfèvre zélé a eu besoin de remettre la machine analytique en route. Pour cela, il s'est adjoint les services, et surtout le soutien, de sa blonde compagne Lori Linstruth à la guitare, de l'impressionnant batteur Chris Maitland (ex-Porcupine Tree, Kino) et de l'extraordinaire chanteur Jasper Steverlinck, échappé pour un temps de son groupe alternatif Arid. Dénommé Arjen Lucassen's Guilt Machine pour des raisons commerciales, c'est en réalité un groupe à part entière que le musicien nomme simplement Guilt Machine en privé, histoire de rendre les honneurs comme il se doit à ses camarades, qui pour l'occasion ont vraiment fait exploser tout leur potentiel pour parvenir à faire d'On This Perfect Day, l'album d'une certaine renaissance artistique.
La musique contient toujours les mêmes codes et autres principes d'écriture propres au compositeur, puisqu'il en est le seul maître à bord. Le terrain est balisé, à ceci près que la présence de seulement six morceaux indiquent clairement qu'Arjen Lucassen ne s'est pas dispersé et s'est laissé porter par la brise de l'inspiration, en développant au maximum chaque titre avec une cohésion frappante. Il renoue ainsi avec la définition première de la musique progressive, en étayant son propos avec justesse afin de projeter son oeuvre vers les hauteurs stylistiques attendues depuis The Human Equation, sa dernière création en date inégalée. La combinaison entre rock progressif, metal progressif, éléments folk et electro épars est ici agglomérée et optimisée, afin de laisser la part belle à l'épatant Jasper Steverlinck, dont le mimétisme avec Freddie Mercury, Vincent Cavanagh, Jeff Buckley ou encore Göran Edman, offre une richesse vocale insoupçonnée.
Guilt Machine délaisse également l'aspect rythmique froid et percutant habituel aux productions d'Ayreon pour le jeu organique et chaleureux de Chris Maitland, qui confère une couleur jusque là inédite à la musique du Batave. Cet aspect humanisé renforcé par les brillants textes de Lori Linstruth couronnent la globalité de l'oeuvre avec brio.
Arjen Lucassen aime ses fans et contre toute attente fournit un disque d'une densité appuyée, d'une excellence tant sonore que visuelle, comme à son habitude pourrait-on dire, mais où la remise en question restait primordiale pour ne pas retomber dans les travers de ses précédents ouvrages. En posant cartes sur table, en prenant compte des commentaires émis et du jugement objectif porté à son attention qui invoquait une perte de ses capacités à se renouveler, le Hollandais a eu la présence d'esprit de dresser un bilan et de proposer un album qui, même s'il n'est pas sans rappeler ses efforts antérieurs, évolue à l'image de l'homme pris dans ses considérations d'ordre empirique.
Après s'être sorti sans gros dégâts d'une période de torpeur, le grand orfèvre zélé a eu besoin de remettre la machine analytique en route. Pour cela, il s'est adjoint les services, et surtout le soutien, de sa blonde compagne Lori Linstruth à la guitare, de l'impressionnant batteur Chris Maitland (ex-Porcupine Tree, Kino) et de l'extraordinaire chanteur Jasper Steverlinck, échappé pour un temps de son groupe alternatif Arid. Dénommé Arjen Lucassen's Guilt Machine pour des raisons commerciales, c'est en réalité un groupe à part entière que le musicien nomme simplement Guilt Machine en privé, histoire de rendre les honneurs comme il se doit à ses camarades, qui pour l'occasion ont vraiment fait exploser tout leur potentiel pour parvenir à faire d'On This Perfect Day, l'album d'une certaine renaissance artistique.
La musique contient toujours les mêmes codes et autres principes d'écriture propres au compositeur, puisqu'il en est le seul maître à bord. Le terrain est balisé, à ceci près que la présence de seulement six morceaux indiquent clairement qu'Arjen Lucassen ne s'est pas dispersé et s'est laissé porter par la brise de l'inspiration, en développant au maximum chaque titre avec une cohésion frappante. Il renoue ainsi avec la définition première de la musique progressive, en étayant son propos avec justesse afin de projeter son oeuvre vers les hauteurs stylistiques attendues depuis The Human Equation, sa dernière création en date inégalée. La combinaison entre rock progressif, metal progressif, éléments folk et electro épars est ici agglomérée et optimisée, afin de laisser la part belle à l'épatant Jasper Steverlinck, dont le mimétisme avec Freddie Mercury, Vincent Cavanagh, Jeff Buckley ou encore Göran Edman, offre une richesse vocale insoupçonnée.
Guilt Machine délaisse également l'aspect rythmique froid et percutant habituel aux productions d'Ayreon pour le jeu organique et chaleureux de Chris Maitland, qui confère une couleur jusque là inédite à la musique du Batave. Cet aspect humanisé renforcé par les brillants textes de Lori Linstruth couronnent la globalité de l'oeuvre avec brio.
Arjen Lucassen aime ses fans et contre toute attente fournit un disque d'une densité appuyée, d'une excellence tant sonore que visuelle, comme à son habitude pourrait-on dire, mais où la remise en question restait primordiale pour ne pas retomber dans les travers de ses précédents ouvrages. En posant cartes sur table, en prenant compte des commentaires émis et du jugement objectif porté à son attention qui invoquait une perte de ses capacités à se renouveler, le Hollandais a eu la présence d'esprit de dresser un bilan et de proposer un album qui, même s'il n'est pas sans rappeler ses efforts antérieurs, évolue à l'image de l'homme pris dans ses considérations d'ordre empirique.
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05|05|2010 [18:19:39] lesque
Oui c'est un très beau disque,une belle surprise.Je ne m'attendais pas à ça de la part de Lucassen.
04|05|2010 [21:50:16] Nightwalker
Clairement ! C'est parmi les plus belles réussites de Lucassen.
J'étais un des rares (hors Belgique) à connaître Jasper Steverlinck avant, via son groupe pop Arid. Un groupe gentiment sympathique mais loin d'être transcendant (quoique, quel superbe premier album...), auquel je m'étais attaché à l'époque et que j'ai continué à suivre par la force des choses. J'étais épaté quand ils ont annoncé cette collaboration, je n'aurais jamais imaginé ces types travailler ensemble ! Il n'y a pas à dire, il sait s'entourer Lucassen...
J'étais un des rares (hors Belgique) à connaître Jasper Steverlinck avant, via son groupe pop Arid. Un groupe gentiment sympathique mais loin d'être transcendant (quoique, quel superbe premier album...), auquel je m'étais attaché à l'époque et que j'ai continué à suivre par la force des choses. J'étais épaté quand ils ont annoncé cette collaboration, je n'aurais jamais imaginé ces types travailler ensemble ! Il n'y a pas à dire, il sait s'entourer Lucassen...
04|05|2010 [20:44:38] Ocean
Moi j'aime beaucoup cet album !
Je pense que c'est en partie grâce à la voix du chanteur, subtil mélange de la voix de Ferddy Mercury et du tant regretté Jeff Buckley.
Je pense que c'est en partie grâce à la voix du chanteur, subtil mélange de la voix de Ferddy Mercury et du tant regretté Jeff Buckley.
03|05|2010 [09:43:25] sugar_mice
Vraiment pas fan de cet album
01|09|2009 [07:25:20] Midnight
Bonjour
Je suis la personne qui a créé les artworks pour Guilt Machine. Bravo pour cette chronique. C'est pour l'instant la meilleure que j'ai lu. On sent que le chroniqueur s'est bien impregné de cet album, à mon avis le meilleur de Arjen, et en a perçu toute la finesse.
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