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NotationNotation

Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
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LiensLiens

The Chain Reaction 7

Anthropia

The Chain Reaction (2009)

16|02|2009 [00:00:00] Antoine Pinaud
Il n’est plus étonnant à présent d’observer un fourmillante densité de groupes français de qualité. Ce qui auparavant pouvait tendre au simulacre est devenu une réalité abondante à part entière. Les Français qui parcourent ainsi tous les genres issus du rock et de ses dérivés ont su niveler une écriture musicale, jamais atteinte en si grand nombre, si l’on excepte évidemment les formations des années soixante-dix emmenées par des personnages imperturbables à l'image de Christian Vander ou des frères Décamps. Avec ce second album, qui n'est pas la suite de The Ereyn Chronicles Part I sorti il y a maintenant trois ans, Anthropia a quitté Magna Carta pour s'autoproduire au sein de sa propre écurie dénommée Adarca Records.

Se plongeant dans un nouveau concept, Hugo Lefebvre, le grand manitou à la tête du quintette, a su faire preuve d'une écoute attentive après les avis émis du premier album qui soulignaient un hommage, parfois bien trop appuyé, à ses aïeux, au détriment d'une qualité instrumentale latente. Si la concentration des pouvoirs se doit en outre d'être pratiquée avec doigté et élégance, le patron a réussi un petit tour de force en franchissant plusieurs étapes. La première a été d'améliorer le son de batterie de l'excellent Damien Rainaud et des arrangements en pagaille, peaufinés en aval par François Merle au mixage et Tommy Hansen au mastering. La seconde a consisté à mieux agglomérer les structures des titres de ce metal progressif tricolore, qui possèdent désormais une réelle dynamique d'écoute. Enfin, la cohésion de l'ensemble est maintenue avec fermeté et une grande conviction, dont seuls sont capables les musiciens doués de sens et de remise en question.

Quand bien même il est a contrario décevant de ne pouvoir entendre davantage Nathalie Olmi au chant, nettement plus en confiance que par le passé, ou de pouvoir se délecter de guitares féroces et compactes, le rééquilibrage se ponctue par le jeu de basse de Julien Negro et de parties très efficaces au sein des morceaux qui démontrent un talent avoué et une forte identité (« Whipping Soul », « The Tree of Life », « The Altar of Trust »). Et même si quelques graines increvables d'influences telles que Angra ou Ayreon subsistent, The Chain Reaction franchit un pas évident de maturité pour les Niçois et devrait leur conférer une notoriété plus accrue à l'avenir. A savoir que Yann Mouhad et Hugo apparaissent sur la nouvelle compilation dirigée par Ron Thal, Guitars That Ate My Brain, éditée par Magna Carta (tiens donc !), aux côtés de Between the Buried and Me, Devin Townsend, Soilwork, Megadeth ou encore Testament. fin
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The Ereyn Chronicles part I
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