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Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique
Zéro absolu
Du vide au néant (2007)
19|05|2008 [00:00:00] Antoine PinaudDerrière le pseudonyme Nak se cache un musicien de Haute-Savoie qui, après avoir publié un maxi album intitulé La fuite en 2006, fait à nouveau parler la poudre avec ce premier album. Du vide au néant est un cheminement intellectuel et musical à travers les heurts de la société française. Un coup de poing ultra contemporain qui bouscule nos sens. Chargé à bloc, l'homme orchestre a plus d'une balle dans sa cartouche et chacune propulsée à nos oreilles nous étourdi, triture nos méninges et nous vrille l'estomac.
L'emploi d'un rock au son rudimentaire renforce la mise en abîme, les échappées progressives dessinent un math rock aux contours fébriles et la facette électronique représente l'implacable mécanisme du système dont vingt et un grains de sable viennent saboter les rouages. Si cet apanage peut malencontreusement rebuter et s’il reste certaines faiblesses dans l'écriture, une production bancale ou des passages légèrement stressants et redondants, cet album puise sa force dans les nombreuses bribes textuelles qui le parsèment, oraison édifiante dans laquelle s'entrecroisent des scènes de la vie quotidienne : crues, amères, dérangeantes et pourtant si véridiques. Un long poème noir, analytique et décadent dont le visuel en noir et blanc sied à cette atmosphère vitupératrice.
Nak baisse volontairement la température afin d'atteindre le zéro absolu, glaçant l'ambiance, et le moindre coup de semonce ne manque pas de briser inopinément notre fragile existence. En épluchant ainsi les facettes d'une France et d'un monde en proie à ses démons, l'artiste rentre dans le vif et extrait le pus d'un mal qui ronge. Une œuvre personnelle d'une grande sensibilité qui évite la démagogie de bas étage et surexpose la gravité d'une maladie sans nom aux conséquences désastreuses. Reste-t-il un moyen de stopper l'hémorragie ?
L'emploi d'un rock au son rudimentaire renforce la mise en abîme, les échappées progressives dessinent un math rock aux contours fébriles et la facette électronique représente l'implacable mécanisme du système dont vingt et un grains de sable viennent saboter les rouages. Si cet apanage peut malencontreusement rebuter et s’il reste certaines faiblesses dans l'écriture, une production bancale ou des passages légèrement stressants et redondants, cet album puise sa force dans les nombreuses bribes textuelles qui le parsèment, oraison édifiante dans laquelle s'entrecroisent des scènes de la vie quotidienne : crues, amères, dérangeantes et pourtant si véridiques. Un long poème noir, analytique et décadent dont le visuel en noir et blanc sied à cette atmosphère vitupératrice.
Nak baisse volontairement la température afin d'atteindre le zéro absolu, glaçant l'ambiance, et le moindre coup de semonce ne manque pas de briser inopinément notre fragile existence. En épluchant ainsi les facettes d'une France et d'un monde en proie à ses démons, l'artiste rentre dans le vif et extrait le pus d'un mal qui ronge. Une œuvre personnelle d'une grande sensibilité qui évite la démagogie de bas étage et surexpose la gravité d'une maladie sans nom aux conséquences désastreuses. Reste-t-il un moyen de stopper l'hémorragie ?
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