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Le prog, c'est bien

NotationNotation

Merveille absolue
Réussite intemporelle
Triomphe artistique
Performance solide
Effort louable
Equilibre fragile
Tentative vaine
Echec cuisant
Reconversion obligatoire
Vide intergalactique

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To Watch The Storms 4

Steve Hackett

To Watch The Storms (2003)

07|05|2003 [00:00:00] Pierre Graffin
Quatre ans après sa précédente production en solo, Steve Hackett (guitariste de Genesis de 1971 à 1976, si besoin était encore de le rappeler) revient avec un nouvel album. Force est de constater que, depuis presque trente ans maintenant, les disques du personnage surprennent pour ne pas dire autre chose. En effet, sauf rares exceptions, Hackett semble avoir les pires difficultés à s’affranchir de son histoire « genesienne », aussi majeure soit-elle. La première impression, à l’écoute de ce nouvel album, est donc plutôt positive car on semble s’écarter ici des terrains conquis. Cette impression ne fera hélas pas long feu car une écoute plus prudente permet vite de constater que Steve Hackett trébuche plutôt pathétiquement dans sa tentative d’expérimentation et d’investigation.

Après un « Strutton Ground » convenu mais plutôt agréable malgré une thématique récurrente, on entre dans le vif du sujet avec « Circus Of Becoming », complètement décalé, semblant tout droit sorti du cerveau d’un Yann Tiersen en mal d’inspiration et pourvu d’un curieux break à l’orgue d’église, maladroit et très vite insupportable. La suite, tel « Mechanical Bride » ou « The Devil Is An Englishman », évoque ça et là King Crimson époque Red ou Peter Gabriel ambiance « Muribund The Burgmeister » avec vingt-cinq ans de retard. On poussera même, avec le titre « Frozen Statues », jusqu’à « Family Snapshot », sur Birdy, sans un semblant de classe.
Bien sûr, la guitare est aussi magique (« The Moon Under Water ») et parfois même touchante (« Rebecca ») mais ces compositions instrumentales laissent un goût assez désagréable d’improvisé et d’inachevé. Au fur et à mesure du disque, on se rend vite à l’évidence : Steve Hackett s’empêtre dans une pseudo world music (« The Silk Road ») maladroite et brouillonne, sans âme ni talent alors que l’homme a démontré en d’autres occasions qu’il en était pourtant pourvu. Si on ajoute à cela quelques démonstrations techniques aussi stériles qu’épuisantes, l’écoute devient un vrai parcours du combattant. To Watch The Storms est aussi lourd et ampoulé que sa pochette est sobre et esthétique. fin
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