FOCUS : LA NUIT DES FEES
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Lieu : Clisson, Halles médiévales et Chapelle
Date : 26 septembre 2009
Photos : Frédéric Duarte
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Loin des élucubrations métalliques estivales du Hellfest, la cité médiévale de Clisson, près de Nantes, accueille peu après la rentrée une congrégation elfique attendue pour festoyer et rêver le temps d'une journée. Progressia a envoyé deux de ses lutins rendre compte de cet événement d'un autre monde, où la réalité laisse l'imaginaire renaître dans l'esprit de chacun.
A Clisson, à l'approche de l'automne, se joue depuis déjà trois années consécutives une soirée pleine de poésie et de magie baptisée la Nuit des Fées. Ce festival pas comme les autres doit être compris comme l'incarnation de l'univers du label, en association avec Elips, qui ne cesse de construire depuis vingt ans un univers singulier par l'intermédiaire de Sabine Adélaïde. Tout est fait pour nous y plonger : le charme de la ville (où se trouve le siège du label), les décors, les artistes de rue et la place importante accordée à l'enfance. La nôtre, un peu enfouie, côtoie celle plus vivante des têtes blondes d'aujourd'hui. Ainsi, des animations en tous genres ponctuent l'approche de la soirée tels un atelier de danse elfique, une lecture de contes celtiques accompagnée à la harpe, des projections de film d'animation qui ravissent forcément les fées, princesses et autres rois d'un jour. La musique y est utilisée comme un instrument et non comme une fin en soi.
L'heure des premiers concerts arrive, avec un lieu défini à choisir : la chapelle ou les halles médiévales ? Deux lieux pour des ambiances différentes mais qui reflètent le catalogue éclectique de Prikosnovénie : chanson française de Delphine Coutant, ambiance païenne de la Grèce antique avec Daemonia Nymphe, folk acoustique pour les Italiens de Corde Oblique, etc. Durant toute la soirée, les groupes se succèdent et l'alchimie opère : des musiques variées possédant chacune leur monde poétique, leur douceur ou parfois leur mystère. Même si l'auditeur n'adhère pas forcément à tous les groupes, il est indéniable que la soirée fut une réussite. Mais qui est le public de ce festival ? Des amateurs du label (métalleux, gothiques ou autres « sans étiquette »), des habitants de la région ravis de voir la ville s'animer d'un événement culturel, des parents ou des grands-parents curieux. En clair, trois générations, des hommes, des femmes, des enfants, réunis pour partager un moment agréable autour de musiques d'ici et surtout d'ailleurs.
Emeline Gosse
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