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Le prog, ça part d'une idée simple qui finit en cacahuète
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ENTRETIEN : GUILT MACHINE

 

Origine : international
Style : Ayreon-like
Formé en : 2008
Composition :
Jasper Steverlinck – chant
Lori Linstruth – guitare
Arjen A. Lucassen – guitare, basse, claviers, chant
Chris Maitland – batterie

Se plongeant à nouveau dans les méandres de l'âme humaine, Arjen Lucassen chasse ses démons par le biais de ce projet parallèle. Entretien fleuve à bâtons rompus avec un homme qui sait se remettre en question sur la qualité intrinsèque de son œuvre érigée au fil des ans. Sincère, drôle et émouvante, voilà une belle leçon de vie de la part d'un artiste exemplaire.

Progressia : Te sens-tu coupable de quelque chose ?

Arjen A. Lucassen : Je n'ai pas écrit les paroles, c'est donc une question pour ma tendre et chère Lori. (rires)

As-tu une idée la concernant ?
Même si ça parle de culpabilité, de regret et de dépression, les paroles restent très énigmatiques et chacun doit pouvoir en faire sa propre interprétation. Bien que nous devions exorciser nos démons tous les deux, Lori n'as pas écrit de récit autobiographique. Je ne sais donc pas si elle se sent coupable de quelque chose, j'espère que non ! (rires)

Est-ce un travail en commun entre elle et toi, ou est-ce un projet qui t'es propre ?
On peut dire que nous avons conçu l'album ensemble, car elle était également très impliquée dans la manière dont la musique devait sonner. Elle n'a pas composé ; en revanche, chaque jour en studio, je lui demandais ce qu'elle pensait de telle ou telle partie. (rires) A l'origine, je souhaitais produire un album calme dans la lignée de Wish You Were Here de Pink Floyd. Lori aime toutefois ce qui est lourd, comme la musique de Rammstein, de Michael Schenker, etc., elle est donc responsable de toutes les parties heavy de l'album. (rires) Étant aussi l'auteur des textes, on peut donc définitivement statuer à un projet commun.

Pourtant, l'album se nomme Arjen Lucassen's Guilt Machine ?
C'était le souhait de la maison de disque et non le mien, car il semble que ça fait vendre plus d'albums... (rires)

Sens-tu des différences entre ce nouvel album et les précédents ?
Chaque projet est différent. Guilt Machine n'est pas du Ayreon et ne correspond pas aux groupes dans lesquels j'ai pu jouer. Chacun de mes albums possède sa propre histoire. Tous les projets que j'ai pu monter dans la passé se sont avérés éloignés de l'idée d'origine. (rires) Par exemple, Ambeon était sensé être un album electro à la Tangerine Dream pour finalement devenir une musique ambiante avec une jeune chanteuse de quatorze ans. (rires) Star One devait être un album solo pour Bruce Dickinson car il souhaitait que je compose pour lui. Finalement, ça n'a pas marché et c'est devenu ce qu'est Star One. Stream of Passion était destiné à devenir un album solo pour Marcella [NdlR : Bovio] car elle restait encore peu connue, même après avoir participé à The Human Equation d'Ayreon. C'est depuis devenu un groupe à part entière, sans moi. (rires)

Es-tu resté en relation avec Bruce Dickinson depuis ? Prévois-tu toujours de travailler avec lui à nouveau ?
Le fait est que lorsque je travaillais sur ce projet, j'en ai parlé sur Internet. Je disais aux gens que je produisais un album avec Bruce Dickinson. Malheureusement, je ne savais pas que je n'avais pas le droit d'en parler. J'ai donc eu un tas de problèmes avec son manager. Ils étaient vraiment très en colère ! (rires)

Les deux ou juste son management ?
Je pense que son management est très puissant... (Arjen rigole – d'autant plus qu'on entend son chat miauler. Il est en train de gambader à côté de moi dans le jardin. – rires) Bref, J'ai juste parlé à Bruce une fois après cet incident, mais nous ne nous sommes pas contactés depuis. Je pense qu'il n'était pas très content.

Nous nous sommes entretenus avec Marcella il y a quelques semaines à propos du nouvel album de Stream of Passion. Comment vois-tu le groupe sans toi justement. C'est un peu comme le petit oiseau qui s'envole de son nid, non ?
C'est un groupe complètement différent à présent. C'est une bonne chose qu'ils aient pris leur propre direction. Ils ont clairement décidé d'être un groupe de metal gothique et c'est une excellente idée. Le premier album que nous avons écrit ensemble était quelque peu inégal, car certaines chansons étaient des chutes de The Human Equation. Il y avait trop de ballades et si j'avais su que ça deviendrait un vrai groupe, j'aurais composé autre chose. Le nouveau album est davantage empreint d'une identité qui leur est propre. C'est plus consistant et je suis très fier d'eux.

Mais à propos d'On This Perfect Day, comment se différencie-t-il des autres selon toi ?
J'étais très concentré dès le départ. Je savais comme il allait sonner, et il est à présent tel que je l'avais imaginé. On peut dire que c'est mon premier projet parallèle dont je suis totalement satisfait.

La dernière fois que nous nous sommes vus, tu parlais d'une période de dépression...
Le dernier album 01011001 a été écrit et enregistré pendant ma période de dépression, ce qui n'était vraiment pas une bonne chose. Quand je déprime, je ne suis pas très inspiré et ne souhaite pas écrire sur ça. C'est pourquoi j'ai choisi une histoire de science-fiction, car Ayreon n'est pas censé parler de mes problèmes personnels. Maintenant, je suis avec Lori. Cette sombre période a débuté car j'avais divorcé de ma femme avec laquelle j'étais marié depuis treize ans, ainsi qu'un tas d'autres choses. Lori est arrivée et j'ai commencé à me sentir beaucoup mieux. Je suis à présent au top. C'est précisément maintenant que je peux en parler car j'ai enfin fini de traverser ce mal-être. Tous les deux avions besoin de clore un chapitre, de refermer le livre du passé. Comme j'ai l'ai précisé avant, Guilt Machine n'est pas autobiographique, nous ne parlons pas de nos dépressions vécues respectives. En revanche, les paroles restent résolument sombres.

C'est intéressant car On This Perfect Day sonne comme une renaissance. On sent par ailleurs que tu as légèrement modifié ta méthode d'écriture. C'est parfois bien plus frais et nouveau que tes précédents ouvrages, même si ta griffe persiste. Est-ce une évolution naturelle ou as-tu essayé de laisser les sentiments transparaître davantage dans ta conception de la musique, afin de mieux décrire tout ce que tu as énuméré précédemment ?
Je pense que c'est une évolution. Je n'avais aucune limite pour Guilt Machine. Quand je conçois un album d'Ayreon... (après un moment d'hésitation) c'est vraiment drôle car c'est assez semblable avec Ayreon, projet dans lequel je peux faire ce que bon me semble en proposant du prog et de la folk, en passant par de l'electro et des parties de death metal (rires) ; à ceci près qu'avec les ventes, des restrictions s'imposent. Car les gens espèrent retrouver tous ces éléments, un panel de bons chanteurs et des grandes histoires. Je voulais cette fois-ci concevoir un album qui ne susciterait aucune attente. C'était donc plus facile en un sens. Tout m'est venu avec facilité, je n'ai pas chercher à l'avoir. C'est comme si la musique était déjà présente et que je n'avais qu'à piocher et enregistrer. (rires) Tout s'est donc fait naturellement. C'est pourquoi les titres sont aussi longs. Je débutais chacun d'entre eux avec une petite idée, puis je l'enregistrais et tout un tas de nouveaux éléments n'arrêtaient pas de me venir en tête, encore et toujours. (rires) Je me rendais compte après coup que les titres avoisinaient les dix minutes et ça se poursuivait ainsi pour l'ensemble de l'album. Un monstre est ainsi né. Je me sentais libre car je n'avais pas à me soucier de rien, ni de personne. Je l'aurais appelé Ayreon, c'aurait été une autre paire de manches et je n'aurais pas voulu décevoir les fans. Par ailleurs, je pense que j'ai poussé le bouchon trop loin avec 01011001 en voulant plaire au plus grand nombre. Il y avait trop de chanteurs, tout était trop imposant avec beaucoup de styles entrecroisés. Bref, il y avait trop de tout.

Quand l'as-tu réalisé ?
Tu sais comment ça se passe. Tu t'en rends compte pendant la conception de l'album mais tu ne veux pas l'admettre, et ça arrive bien trop souvent. Parfois, ton groupe favori sort un mauvais album et tu te demandes ce qui est arrivé. Ces musiciens devaient savoir qu'ils seraient voués à l'échec artistique. C'est à ce moment qu'une petite voix dans ta tête te dit que ce n'est pas bon, mais tu ne veux pas l'écouter. Tu continues, tu persévères à vouloir proposer le meilleur de toi-même mais tu ne veux toujours pas l'accepter. Puis l'album sort et les critiques tombent. Je tiens toujours comptes de celles-ci mais pas quand elles racontent n'importe quoi. Quand elles sont pertinentes, qu'elles soulignent des choses avec lesquelles je suis d'accord, je prends tout cela très au sérieux. J'ai pu lire des chroniques qui disaient qu'Ayreon n'était plus aussi original and je pensais que... qu'ils avaient raison. Peut-être était-ce finalement l'incarnation de cette petite voix dans ma tête...

Qu'as-tu donc pensé de ma critique qui citait en premier lieu une perte d'inspiration ? Te souviens-tu avoir été déçu lorsque tu m'as également demandé mon avis de vive voix, ce à quoi j'ai répondu avec honnêteté ?
J'ai bien sûr était déçu. Je le suis d'autant plus quand je suis d'accord et que ça résonne en moi (rires), car cela confirme mes craintes. J'ai pu lire par exemple au sujet de Guilt Machine une chronique qui disait que ce n'était certainement pas The Ramones reprenant du Rotting Christ ou je ne sais quoi. Quelle critique stupide ! Pourquoi ont-ils un gars qui pond des trucs pareils ? S'ils veulent chroniquer du Ramones ou du Rotting Christ – je cite ces noms au hasard –, qu'ils le fassent en fonction, mais qu'on ne laisse pas un mec écrire n'importe quoi sur un tel album. Même si ça arrive souvent, si le type s'attend à du gros death metal bien rapide, ce n'est pas certainement l'album qu'il lui faut. Voilà, c'est le genre de choses qui ne me touchent pas plus que ça, c'est juste que ça me rend nerveux qu'un tel idiot puisse écrire ces âneries. En revanche, la tienne à propos de 01011001 étaient pertinente car je sais que tu aimes ma musique en général.

La critique n'était pas mauvaise, loin de là, car tu as néanmoins réussi à apporter un nouvel élément à la mythologie d'Ayreon. J'ai juste souligné ce petit complexe musical et le décalage vis-à-vis de ta réussite conceptuelle. J'ai peut-être été un peu dur, mais il le fallait bien, non ?
(rires) Cet album était un gros fourre-tout. D'habitude, les gens soulignent à quel point les chanteurs présents sur mes albums chantent mieux qu'avec leurs groupes respectifs. Je l'ai toujours pris comme un compliment. Ce n'est malheureusement pas le cas pour 01011001. Daniel Gildenlöw, Bob Catley ou Tom Englund n'étaient pas meilleurs en dehors de leurs formations, car je ne leur ai pas laissé assez d'espace pour les intégrer intelligemment. C'est donc une réelle évolution pour moi d'écrire un album avec juste un chanteur et lui donner laisser d'autant plus de latitude dont il a besoin afin de l'explorer entièrement. Comme toujours, On This Perfect Day est une réaction à l'album précédent.

C'est une superbe transition pour parler du phénomène Jasper Steverlinck. Il possède cette voix de caméléon qui rappelle en outre Freddie Mercury, Vincent Cavanagh ou Göran Edman... Comment l'as-tu déniché ?
Je reçois tous les jours des emails et des messages de fans qui me disent d'écouter tel ou tel chanteur, ce à quoi je m'astreins. Malheureusement, quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps, ce n'est pas ce que je recherche. Je reste exigeant avec les vocalistes. Je m'intéresse à un tas de choses, notamment la prononciation. Un jour, un fan Belge m'envoie un message m'invitant à jeter une oreille sur le chanteur d'un groupe alternatif belge avec une voix oscillant entre Jeff Buckley et Freddie Mercury. Là, j'étais intéressé ! (rires) Je suis allé l'écouter sur MySpace et je l'ai trouvé bon, mais je voulais le voir de mes propres yeux. Je suis donc allé à un de leurs concerts et il chantait encore mieux sur scène ! J'ai entendu à quel point sa voix était puissante. J'ai du batailler pour le convaincre, car il venait d'un autre univers que le mien avec son groupe Arid. Il ne savait même pas ce qu'était le prog. Il disait qu'il n'était pas un chanteur de metal, et que si je voulais le faire chanter de la sorte, il ne le ferait pas. J'ai continué à lui dire que je n'attendais pas ça de lui, que je souhaitais qu'il s'exprime à sa manière, et que cette combinaison entre prog, metal et alternatif ferait jaillir quelque chose d'intéressant. Il a daigné faire un essai sur le titre « The Memory Remains », présent sur la dernière compilation d'Ayreon et qui sonne comme du Pink Floyd. La mayonnaise a pris, nous étions tous les deux satisfaits du résultat. C'était un test qui s'est révêlé extrêment positif pour la suite des événements.

L'impressionnant batteur Chris Maitland (ex-Porcupine Tree, Kino, Blackfield) est également de la partie. Sa présence confère à l'ensemble une couleur inédite et un touche organique typée, parfois à consonnance jazz, ce qui est une véritable révolution en soi, comparé à la puissance d'Ed Warby.
Absolument ! Je suis un très grand fan de Porcupine Tree. J'ai pu les voir à de nombreuses reprises sur scène à l'époque. Je me suis toujours régalé du jeu de Chris. Même si le groupe est connu pour être quelque peu statique en concert, Chris prenait toujours son pied en fond, en jouant avec puissance et finesse, et surtout avec groove. Je l'avais déjà réquisitionné en 2000 pour l'album The Dream Sequencer, mais il n'avait pas pu se libérer. Je l'ai de nouveau contacté pour Guilt Machine, car ce n'était pas destiné à être joué par Ed Warby ; cet homme est une machine de guerre. (rires) Je souhaitais un certain jeu de batterie et Chris incarnait à la perfection ce que j'avais en tête.

D'ailleurs, On This Perfect Day débute un peu comme The Dream Sequencer...
C'est vrai et je pense avec le recul nécessaire que Guilt Machine propose des atmopshères typiques de certains chansons d'Ayreon.

L'album ne représente-t-il pas un crossover avec la mythologie d'Ayreon ? Existe-t-il une connexion ?
Non, il n'y en a pas. C'est un projet parallèle vraiment à part.

Pourtant, on peut entendre parfois comme de petites parties cachées qui rappellent vraiment Ayreon...
Disons que je suis la connexion. (rires) Je joue, je produis, j'enregistre tout. Je pense que c'est ainsi que j'ai pu développer mon style à travers les ans. Tu entendras toujours des éléments récurrents sur chacune de mes productions.

Te sens-tu désormais plus à l'aise avec ta voix, qui s'entend d'ailleurs bien mieux au mixage à présent ?
Ah oui tu trouves ? Jasper voulait toujours lever le volume de sa voix. (rires) Il écoutait mon mixage et disait qu'on ne l'entendait pas assez, ce qui s'avère logique vu qu'il provient d'un milieu musical dans lequel la voix est prépondérante. Quand il s'agit de prog ou de metal, on fait en sorte de laisser du champ sur le spectre pour les autres instruments, ce qui n'est pas le cas dans son style, où tout est basé sur la ligne de chant. Comme nous chantions ensemble, je devais dès lors augmenter la mienne. C'est peut-être ça l'explication à ta remarque. Mais ne te méprends pas à mon sujet, j'ai besoin de tout un attirail en studio pour la faire sonner correctement. (rires)

On peut noter dans le livret de l'album des éléments qui reviennent san cesse sur la quasi totalité des images : des couloirs, des oiseaux, un homme, des fenêtres, des portes ouvertes... Y a-t-il une signification particulière ?
Nous avons noué un lien avec cet artiste par le biais du site Flicker. C'était marrant la manière dont nous l'avons déniché. Tout ce que Lori aime, elle le met dans un dossier sur son compte. Pendant qu'elle s'affairait à trouver des visuels, j'ai reçu entre temps un email d'un Français qui se nommait Christophe Dessaigne, qui me demandait de jeter un œil sur ses ilustrations que j'ai trouvé superbes, fantastiques, brillantes, car c'est ce que je recherchais. J'en parle alors à Lori qui me dit que c'est incroyable, qu'elle avait justement placé de son côté, et sans que nous nous concertions au préalable, les travaux de Christophe dans son dossier. Elle avait choisi précisément les mêmes que j'avais apprécié.

C'est plus qu'une simple coïncidence !
On pensait que ce n'était pas possible, que c'était trop gros pour y croire. Nous avons regardé pendant une heure son travail et il s'avère que lorsque tu places des trucs dans ton dossier, l'artiste en est informé. Il voyait donc une personne appelée Lori choisir ses photos. (rires) Nous avons débuté notre collaboration et c'était génial car étant un fan, il était très motivé et il faut savoir qu'il a tout réalisé pour nous de A à Z. Nous lui avons donné que peu d'indications, sauf pour le réveil de « Twisted Coil ». Chaque semaine, il demandait à son frère Frédéric de venir pour le prendre en photo. Comme je le soulignais précédemment, les paroles restent très énigmatiques, il a donc été libre de suivre sa propre interprétation et les éléments que tu mentionnes sont issus des pensées de Chris. La plupart des clichés que tu peux voir ont été pris dans un hôpital désaffecté du sud de la France. On a vraiment adoré cet endroit.

Je dois d'ailleurs féliciter Frédéric d'avoir apposé une des plus belles phrases d'un des plus beaux poèmes du poète français Gérard de Nerval. Pourquoi cette phrase et toutes ces voix qui font de même tout au long de l'album ?
Nous souhaitions proposer quelque chose de neuf en incluant les fans. Nous nous sommes donc demandés comment nous pourrions procéder, et Lori a eu cette idée de récupérer des messages reçus à notre attention et de les insérer dans le livret. Puis nous nous sommes dits que ce n'était pas une bonne idée, qu'il serait mieux de les laisser parler sur une cassette ou un répondeur téléphonique. Nous avons donc envoyé une requête appelant les fans à nous laisser des messages de ce type à propos de la culpabilité, du regret et de la dépression, dans leur langue natale mais également en anglais. (rires) On ne sait jamais, ils auraient pu sortir des horreurs ! Comme dire que nous sommes de mauvais musiciens et que personne ne devrait acheter l'album. (rires) Plus sérieusement, ces personnes ont parlé de leur situation personnelle, ont cité des extraits de poèmes, etc. Je pense que ça parfaitement fonctionné.

Sinon, que penses-tu de l'album, Antoine?
Hé bien, Arjen [...] [NdlR : nous laissons le soin à notre lectorat de s'en référer à la chronique dudit album]

[...] Merci, très bien ! (en français dans le texte – rires)
Tout le plaisir est pour moi !

Propos recueillis par Antoine Pinaud

site web : Guilt Machine

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