ENTRETIEN : ELENIUM
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Origine : Finlande
Style : Death mélodique
Formé en :1995
Composition actuelle :
J : chant
Tuomo Räisänen : basse
Johannes Salo : claviers
Dernier album :Caught in a Wheel (2007)
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Comme à leur habitude, les dieux nordiques envoient sur terre de nouveaux messagers, brandissant l’étendard du death mélodique ingénu et pas piqué des hannetons ! Elenium ne déroge pas à la règle et pour tenter de briser la glace, le claviériste et co-fondateur Johannes Salo, malgré la situation tendue actuelle, a accepté de répondre avec une chaleur toute finlandaise à nos questions.
Progressia : Peux-tu revenir sur les débuts du groupe ?
Johannes Salo : Cela remonte en 1995 avec la rencontre de trois jeunes fanatiques de metal : l’ex guitariste Okko Pykäläinen, J et moi-même, rejoints peu de temps après par Tuomo et Daavid Varner (ex guitariste) et Mikko Niemelä (ex batteur). Dès les premières répétitions, nous avons préféré la composition aux reprises habituelles. Nous avons sorti une première demo en 1996, puis un premier EP This Side of Paradise publié en 1998 par Hella Records. En 2003, nous avons signé avec le label britannique Rage of Achilles Records dont les dirigeants avaient apprécié notre demo Them Used Gods, réalisée l’année précédente. Nous avons enregistré et mixé notre premier album For Giving - For Getting au Sonic Pump Studios pendant l'été 2003.
Tout semblait partir du bon pied et l’avenir s’annonçait prometteur. Nous avions de très bons échos de par le monde et vos collègues de Kerrang! nous avaient nommés dans la catégorie « Les groupes que vous devez écouter ! ». Alors que nous étions lancés dans la conception d’un nouvel album, notre label a décidé soudainement de cesser son activité et d’annuler tous les contrats avec leurs artistes. En décembre 2004, nous avons donc organisé une tournée en Finlande intitulée Dead Achilles Tour avec cinq groupes de l’écurie ; ce fut un succès ! Ce label faisait du bon boulot, il méritait donc des funérailles décentes.
Bref, nous étions confiants concernant le potentiel des nouveaux titres et avions décidé de produire nous-même l’album en studio même si aucun label n’était en renfort. Notre second album Caught in the Wheel a donc été enregistré pendant l’été 2005, toujours au Sonic Pump Studios. Au début de l’année 2007, nous avons signé un contrat avec Kampas Records qui a publié l’album durant le printemps.
Quelles sont vos influences et qu’écoutez-vous actuellement ?
Ces derniers temps, Reinventing the Steel de Pantera et Swansong de Carcass ont bien fait chauffer ma platine CD dans la voiture. J’écoutais par ailleurs il y a peu la bande originale de The Wicker Man composée par Angelo Badalamenti. Mes influences sont diverses : Metallica, Megadeth, Pantera, Sepultura, Death, Guns N’ Roses pour le metal ; la musique classique a aussi laissé des séquelles lorsque je prenais de cours de piano entre trois et quatorze ans. Enfin, les Synthesizer Greatest Hits et autres musiques de films et d'émissions de télé ont été de grandes sources d’inspiration. Les mélodies accrocheuses ont clairement un effet sur l’esprit des jeunes garçons. Sinon, Amorphis pourrait bien être la plus importante influence dès la naissance d’Elenium !
Quelles leçons avez-vous retenues après la sortie de For Giving - For Getting ?
Que tout peut arriver. Deux semaines avant l’enregistrement, notre équipement a été noyé dans des défections suite à une fuite d’égout dans notre studio de répétition… C’est pour dire…
Vos deux guitaristes Tommi et Kasperi ont quitté le navire en juin dernier. Que s’est-il passé depuis ?
Tommi a décidé de se concentrer sur d’autres projets après huit années passées chez Elenium. Kasperi souhaitait vivre de la musique, chose actuellement impossible pour nous. Bien qu’il ait écrit les soli, il n’a pas été impliqué dans le processus de composition, ce qui devait déjà refléter sa motivation à l’époque. Notre dernier concert a eu lieu en septembre 2006; depuis, nous avons pu prendre quelques vacances en rapport avec les activités du groupe. Nous sommes actuellement plus motivés que jamais et espérons pouvoir remonter sur scène en octobre avec une nouvelle formation que nous annoncerons très bientôt.
Je ne cacherai pas que j’ai découvert votre musique par le biais du site communautaire MySpace. Que pensez-vous de ce nouveau concept ?
Il y a quelques années, une de nos fans australiennes nous avait demandé si elle pouvait ouvrir une page à propos d’Elenium sur MySpace. Le concept était tout frais à l’époque en Finlande. Nous avons très rapidement eu de nombreuses visites, ce qui a prouvé l’importance de cette page pour nous promouvoir davantage. Nous avons par ailleurs pu nous faire de supers contacts par ce biais. Pour exemple, Kampas Records nous a déniché sur MySpace !
Vous sentez-vous proche du milieu progressif ?
Absolument, j’écoute pour ma part Rush, Queen, Spock’s Beard. The Power to Believe, le dernier album de King Crimson est absolument extraordinaire ! Symphony X m’a fait une très forte impression dans les années 90 avec leurs albums, surtout le très brillant V - The New Mythology Suite sorti en 2000, même si je ne les écoute que très rarement depuis. Dream Theater est d’ailleurs dans le même cas de figure. Ces deux groupes sont toujours uniques et j’apprécie leur travail.
Avez-vous de nouvelles idées sur l’orientation musicale du prochain album ?
Oui mais il est malheureusement trop tôt pour en parler, bien que cela reste du Elenium !
Quelles sont tes prévisions sur l’actuelle scène scandinave ?
Nous avons heureusement d’incroyables groupes actuellement, je pense seulement que seuls les plus forts subsisteront.
Un dernier mot pour vos fans français et les lecteurs de Progressia ?
Nous devrions probablement tourner en France, d’ici là, laissez-vous attraper par Caught in a Wheel !
Propos recueillis par Antoine Pinaud
site web : http://www.eleniumband.com
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