Progressia.netProgressia.net

L'été sera prog

CONCERT : ANTHROPIA

  Artiste : Anthropia
Lieu : Paris, Trabendo
Date : 15 mai 2007
Photos : Dan Tordjman

Première date parisienne pour le groupe niçois Anthropia, qui présentait en première partie de Magnum un concentré de leur premier album, The Ereyn Chronicles Part One. Compte-rendu d’un baptême du feu relevé avec enthousiasme et pugnacité !

Set-list : Question of Honour - Lords of a World - Through the Sleeping Seaweeds - Forgotten - Where the Secrets Lie - Lion-Snake

Un concert parisien est une étape incontournable pour tout groupe désireux de s’affranchir des malheureux préjugés provinciaux : mettre le feu à la capitale peut être un point positif dans la carrière d’une jeune formation française. Anthropia n’a pas dérogé à la règle et s’est embarqué dans l’aventure, invité par Bob Catley et sa bande de vieux loups de mer. Une belle opportunité de démontrer au public du Trabendo que la jeune force de frappe niçoise pouvait en dérider plus d’un. Cependant, le défi restait délicat : le public serait-il présent pour un évènement programmé en pleine semaine, et serait-il sensible aux cavalcades impétueuses de la bande d’Hugo Lefebvre ?

Ne traitant que de la première partie de ce concert, nous irons droit au but. Le groupe présentait ce soir-là sa formation au complet : le chanteur guitariste et maître à penser de ce projet était épaulé par Nathalie Olmi au chant, Julien Negro à la basse fretless, Yann Mouhad à la guitare et Damien Raynaud à la batterie (ce dernier officiant sur l’album). Malgré le facteur technique inhérent au metal progressif qui peut contraindre à l’inertie sur scène, les musiciens, heureux comme des poissons dans l’eau, se sont montrés particulièrement confiants et énergiques, malgré l’étroitesse de la scène. La section rythmique est exemplaire : le jeu carré et affirmé de Julien, soutenu par la puissance et le talent du jeune Damien, font trembler la petite salle parisienne. Nathalie, mixée un poil en retrait, et Hugo s’en donnent à cœur joie, agrémentant leur jeu de sautillements et sollicitant le headbang cérémonial, suivis par un Yann plus concentré, voire légèrement timide. Bien que ce premier album soit en demi-teinte, s’inspirant malheureusement bien trop souvent des grands maîtres du genre, et qui demanderait une écriture plus personnelle pour la seconde partie de la saga, cette prestation parisienne est très encourageante, efficace et en tous points agréable.

Antoine Pinaud

site web : http://www.anthropia.org

retour au sommaire

0
(Aucun commentaire pour l'instant. Connectez-vous pour commenter !)
© 1997 – 2010 PROGRESSIA Tous droits réservés